La culture sans vaseline
Fixerati, le vélo de tes rêves (Interview – vidéos)

Fixerati, le vélo de tes rêves (Interview – vidéos)

Fixerati, c’est un bike-shop qui rassemble une clientèle hétéroclite, internationale (parfois), passionnée (toujours), à cent lieues des clichés de la mode. Que vous débutiez dans le cyclisme amateur ou que vous désiriez un vélo fait sur mesure à base de pièces artisanales importées des quatre coins du monde, vous y trouverez votre bonheur, sans être obligé de vendre un rein pour financer le tout. Sauf si vous désirez y acquérir des pièces d’exception, mais ça c’est votre problème… Rencontre avec Jonathan, le gérant.

Photos: Gautier Houba.

Fixerati Brussels Flagship Store / 88 rue du Page – 1000 Brussels – Belgium / Phone: +32.(0)2.534.11.21 / info@fixerati.com

Fixerati, c’est aussi une collaboration étonnante avec le constructeur automobile OPEL (voir vidéo en-dessous de cet article)!
IMG_0676

C’est quoi Fixerati en fait ?
Fixerati, c’est le vélo de tes rêves. Quel que soit le type de vélo que tu cherches, on peut te le fournir. À la base on était plus spécialisés dans les vélos minimalistes, très simples, à une seule vitesse, qu’il s’agisse de « pignon-fixe » tendance ou de single-speed rétro.

Tu n’oses pas dire « fixie » ?
« Fixie » c’est un mot que certains trouvent péjoratif, mais c’est vrai qu’on l’emploie tous les jours ici, et ce mot ne me dérange pas, personnellement. Quel que soit le vocabulaire que tu utilises, c’est le même vélo. Faut pas s’arrêter à des considérations linguistiques ! (rires)

Quoi qu’il en soit, on s‘est diversifiés et orientés vers le « vélo de rêve ». Si tu as envie de recréer à l’identique le vélo de ton grand-père de 1962, on peut le recréer, via des collaborations avec les gars d’Unikbike. Si tu as trouvé des pièces artisanales à importer du monde entier pour fabriquer le vélo sur mesure dont tu rêves, on s’en occupe aussi et on le monte dans notre atelier. C’est notre spécialité, à l’image d’un entrepreneur qui se plie aux demandes les plus tordues de son client.

IMG_0755Fixerati, c’est pour qui ?
Il n’y a pas d’âge ni de catégorie ou de milieu social spécifique. On a des clients de 14 ans qui découvrent une passion autant que des collectionneurs qui viennent avec leurs petits-enfants et qui découvrent qu’en fait, ici, ils peuvent obtenir le vélo qu’ils n’ont pas trouvé ailleurs, fait sur mesure.

Certains sont des esthètes qui cherchent une œuvre d’art, d’autres des sportifs qui font leurs 120 km le dimanche, des vrais rouleurs. Il y en a vraiment pour tous les goûts et toutes les bourses. Mais nous fonctionnons avec certaines exigences de qualité, car nous voulons éviter de fournir un mauvais vélo à quelqu’un juste pour faire baisser le prix. C’est un coup à les dégoûter du vélo, ce qui n’est pas le but recherché.

Le quartier et la clientèle, ça fait un peu bob-hipster non ?
Et bien contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la clientèle n’est pas du tout originaire du quartier du Châtelain. Les voisins parlent de nous et trouvent le magasin joli, mais deviennent rarement clients. Nous avons des clients qui viennent des quatre coins du pays, de Hollande, du Nord de la France…

Il faut savoir qu’entre Amsterdam et Paris, les seuls magasins de référence pour ce que l’on propose sont Fixerati Bruxelles et Fixerati Anvers. Donc on attire une clientèle assez vaste, géographiquement parlant… Il faut admettre que c’est un milieu très branché, surtout à l’étranger, mais curieusement, nous comptons assez peu de bobos ou de hipsters purs et durs parmi nos clients.

IMG_0704

Qui a eu l’idée de Fixerati ?
À la base, c’est l’histoire de Ludwig, qui a investi dans sa passion pour le cyclisme pour créer les boutiques qu’il cherchait mais ne trouvait pas. Il a donc lancé le concept de magasin qui construit le vélo de tes rêves.

Peut-on parler de retour du deux-roues ?IMG_0698
Oui, on constate un véritable retour au deux-roues ! C’est à la fois un phénomène de mode, de fashionistas, depuis quelques années, mais aussi une tendance alternative en pleine croissance, de réduction des émissions de carbone et de citoyenneté.

Mais il y a aussi un aspect important, qui est le constat de la difficulté de se déplacer à Bruxelles en voiture ou en transports en commun. Faire Ixelles-Jette aux heures de pointes est deux fois plus rapide en vélo : ça prend une demi-heure. Bon, vous n’êtes pas obligés d’imiter les malades de Hush Rush qui le font en un quart d’heure, mais vous irez bien plus vite, même en pédalant à votre aise, qu’avec la STIB ou la bagnole.

Le souci c’est que c’est un petit peu dangereux de se déplacer en vélo à Bruxelles, car les mentalités n’ont pas encore bien intégré que la route n’appartient pas qu’aux automobiles. Les pistes cyclables, par exemple, servent plus à se garer en double file qu’à protéger les cyclistes. L’État fait son possible mais il y a encore du boulot au niveau urbanistique et des mentalités. L’éducation permanente doit se faire auprès des usagers de la route, qu’ils soient sur deux ou quatre roues, motorisés ou non. Il ne faut pas ignorer qu’une partie des cyclistes utilisent la voirie en dépit du bon sens… (rires)

IMG_0750

Le premier épisode de la série FIXERATI x OPEL:

 

Feever Tweets